Lithothérapeute · Auteure du site

Oriane Vasseur, une voix posée parmi les pierres

Je m'appelle Oriane. Depuis vingt ans, je travaille avec les pierres — d'abord par curiosité, puis par formation, aujourd'hui par métier. J'ai créé ce site pour écrire la lithothérapie comme je l'aurais aimée, jeune femme : précise, sourcée, mais traversée d'intuition.

Oriane Vasseur dans son cabinet du Luberon
Oriane, dans son cabinet

Le parcours

Comment je suis arrivée aux pierres

Je n'ai pas grandi entourée d'amulettes et de gourous. J'ai grandi entre deux côtés méditerranéens — une mère provençale, un père d'origine italo-grecque — dans cette vibration latine particulière où le sacré n'a jamais quitté le quotidien : une croix dans la cuisine, les pierres de ma grand-mère dans une vieille boîte en bois, l'eau bénite à l'entrée de la maison.

Cette grand-mère, justement. Elle collectionnait les minéraux sans savoir qu'elle "faisait de la lithothérapie". Pour elle, c'étaient des cailloux qu'elle aimait, qu'elle nommait, qu'elle posait sur les meubles sans cérémonie. L'améthyste à côté du lit, l'œil de tigre dans la cuisine, le cristal de roche sur la fenêtre. Elle disait juste, parfois, en passant devant : « celle-là, elle te ferait du bien. »

Ça ne m'a pas marquée tout de suite. À vingt ans, j'avais bien d'autres choses en tête. J'ai fait des études d'histoire de l'art à Aix-en-Provence — médaillon italo-byzantin, sculpture romane, iconographie chrétienne. Une sensibilité aux objets qui portent du sens au-delà de leur matière, sans que je sache encore que j'étais en train de me préparer à autre chose.

Le basculement, je peux le dater précisément : l'automne de mes 25 ans, en Inde du Sud.
Oriane lors d'un voyage méditerranéen, période de bascule personnelle
Période de voyage — l'année où tout a changé

J'étais partie là-bas après une rupture amoureuse compliquée et une sensation d'épuisement intérieur que je n'arrivais pas à nommer. Une amie m'avait emmenée dans un petit ashram du Tamil Nadu. Pas pour la spiritualité — pour le silence, pour la pause.

Et là, dans une boutique d'artisanat du village voisin, j'ai vu un bracelet de labradorite. Le vendeur m'a dit : « This stone, for you. » Je l'ai trouvé absurde, j'ai souri. Et je l'ai acheté. J'ai commencé à le porter le jour même.

Trois jours plus tard, je dormais à nouveau. Pas magique — la pierre n'a pas réparé ma rupture, n'a pas effacé ma fatigue. Elle m'a juste, très subtilement, filtrée. Pour la première fois depuis des mois, j'arrivais à différencier ce qui venait de moi de ce qui me traversait. Et c'est là que je me suis rappelée des cailloux de ma grand-mère. Et que j'ai compris qu'il y avait quelque chose à comprendre.

Au retour, j'ai changé de voie. Université de géologie pendant deux ans pour comprendre la matière. Puis formation à l'Institut de Lithothérapie de Lyon pour comprendre l'usage. Plusieurs retraites de méditation Vipassana en parallèle pour comprendre ce que les pierres *travaillent* exactement, et où elles s'arrêtent.

Le tout m'a pris une dizaine d'années. Et je n'ai jamais regretté l'histoire de l'art — c'est elle qui m'a appris à regarder un objet en sachant qu'il porte plus que ce qu'on voit.

Oriane marchant dans la campagne du Luberon
Ce que je fais aujourd'hui

Une pratique posée, dans le Luberon

Je vis et reçois aujourd'hui dans un village du Luberon, dans une vieille maison de pierre où mon cabinet occupe une pièce baignée de lumière. Je consulte sur rendez-vous, deux jours par semaine, en présentiel et en visio.

Le reste du temps, j'écris. Soit pour ce site que tu es en train de lire, soit pour des publications de lithothérapie spécialisée, soit dans des carnets personnels qui ne verront jamais le jour. L'écriture fait partie de la pratique, pour moi : c'est en posant les choses noir sur blanc que je vérifie si je les comprends vraiment.

J'aime ce rythme lent. Pas de cabinet en ville, pas de file d'attente, pas de vidéos sur Instagram. Juste des consultations espacées, des marches dans la campagne, des écritures longues, et de temps en temps un voyage pour aller voir ce que d'autres traditions font des minéraux.

Ma vision

Ce que la lithothérapie est, pour moi

Il y a deux dérives, dans ma discipline, qui m'ont longtemps mise mal à l'aise. La première, c'est la magie facile — la pierre qu'on porte comme une potion, en attendant qu'elle règle ce qu'on ne veut pas regarder. La seconde, c'est l'inverse : le scientisme méprisant qui réduit le minéral à sa composition chimique et nie tout le reste.

Mon métier se tient au milieu. Le minéral n'est pas magique, et il n'est pas inerte non plus. C'est un objet ancien, dense, structuré — qui résonne avec nos systèmes vivants à des niveaux qu'on commence seulement à mesurer. Quand je dis qu'une labradorite "filtre", je ne prétends pas savoir comment exactement. Je dis ce que je constate, en moi et chez les personnes qui me consultent depuis vingt ans.

Une pierre, c'est un outil d'accompagnement. Pas un médicament, pas un substitut à la thérapie psychologique, pas une baguette magique. Mais un objet qui t'aide à tenir un cap — par sa présence, par le rappel constant qu'elle représente, par les micro-réajustements énergétiques qu'elle semble produire.

Une pierre ne fait pas le travail à ta place. Elle te tient compagnie pendant que tu le fais.

Cette philosophie me guide dans tout ce que j'écris ici. Tu trouveras dans mes fiches des protocoles précis, des contre-indications réelles, des mises en garde quand elles sont nécessaires. Tu n'y trouveras pas d'incantations, pas de "rituels de la pleine lune sous le sceau de Vénus", pas de promesses miraculeuses.

Si tu cherches ça, il y a d'autres sites. Si tu cherches une compagnie sérieuse pour explorer ce que les pierres peuvent vraiment t'apporter, tu es probablement au bon endroit.

Pourquoi ce site

L'angle qui me tient à cœur : l'intuition

Tu remarqueras, en parcourant les pages, que l'intuition revient souvent. C'est volontaire, et c'est ma signature éditoriale.

Beaucoup de sites de lithothérapie traitent les pierres comme un catalogue à consommer : cette pierre pour ceci, cette pierre pour cela. Je trouve ça réducteur. Les pierres travaillent d'abord la perception subtile — cette capacité, présente chez chacun de nous mais souvent endormie, à sentir ce qui est juste, à reconnaître les vraies fatigues, à savoir avant de comprendre.

Que tu pratiques la médiumnité, le tarot, l'écriture intuitive, ou que tu cherches simplement à mieux te connaître — je crois que les pierres sont des compagnes irremplaçables pour ce chemin. Pas magiques. Patientes.

C'est ce que j'essaie de transmettre, fiche après fiche.

Oriane sélectionnant des pierres dans son atelier
Questions pratiques

Ce qu'on me demande souvent

Comment se passe une consultation avec toi ?

Une séance dure environ 1h15. On échange d'abord sur ce qui t'amène — émotionnel, énergétique, période de vie — puis je sélectionne ensemble avec toi 2 à 4 pierres adaptées. On termine par un protocole d'utilisation personnalisé : comment porter, où poser, quand purifier. Tu repars avec tes pierres et un mémo écrit. Tarif sur demande.

Reçois-tu en visio ?

Oui, je reçois aussi à distance pour les personnes qui ne peuvent pas se déplacer dans le Luberon. La séance se déroule en visio, et je t'envoie ensuite tes pierres choisies par voie postale (avec leur mémo personnalisé). Le tarif inclut la sélection, l'envoi et un suivi écrit à 3 semaines.

Vends-tu des pierres directement ?

Pour mes consultantes en présentiel et en visio, oui — uniquement des pierres dont je connais l'origine et la qualité. Je ne fais pas de boutique en ligne ouverte au public : ce site est un guide, pas un magasin. Pour acheter, je recommande des liens d'affiliation sélectionnés par mes soins quand je peux.

À quelle fréquence puis-je venir te voir ?

Beaucoup de personnes viennent une fois pour un moment précis (transition, période difficile, démarrage de projet) et n'ont pas besoin de revenir. D'autres reviennent une à deux fois par an pour ajuster leur collection. Je décourage les consultations trop fréquentes : la lithothérapie marche sur du temps long, pas en bilan permanent.

Es-tu formée à autre chose que la lithothérapie ?

J'ai suivi une formation en sophrologie il y a une dizaine d'années, et j'ai pratiqué la méditation Vipassana en retraite à plusieurs reprises. Mais je reste lithothérapeute avant tout — pas thérapeute psychologique. Pour les personnes qui ont besoin d'un suivi profond en santé mentale, je redirige systématiquement vers des professionnels qualifiés.

Si tu veux qu'on se croise

Pour une consultation, une question, ou simplement pour rester en contact — voici les portes ouvertes.

À très vite, — Oriane